mardi 2 février 2010

Edito

Le "salaire" des fameux "grands patrons" n'est pas uniquement une décision prise entre les administrateurs et éventuellement les actionnaires de tel ou tel groupe, mais elle est aussi très politique (que ce soit parce que l'État se trouve être au capital d'une entreprise ou bien parce que les montants en question sont directement une question sociale et éthique) et, dans ce cas, il faut constater que les responsables (politiques) manquent franchement de cohérence et même d'honnêteté. Manque de cohérence quand on se trouve dans un contexte économique tendu, où l'argent est un repère très sensible, l'emploi encore plus, et c'est justement le moment qu'il faudrait choisir pour donner des signes de décence et de respect envers l'ensemble des populations qui ne peuvent comprendre que l'État ne mette pas de restrictions sur un sujet aussi "brûlant" alors qu'elles mêmes se trouvent dans des conditions de vie particulièrement.. restrictives. Manque d'honnêteté surtout, car devoir expliciter en direct, à la télévision, que le (double) salaire accordé à un "patron" est normal, que d'autres revenus (sportifs ou artistiques) sont plus importants, que ces rémunérations ne sont donc pas exagérées, est faire preuve d'arrogance. Être honnête sur cette question consisterait à dire qu'une personnalité ne peut pas diriger deux énormes groupes en même temps. Et dans ce cas, il aurait fallu reporter la nomination du nouveau patron d' EDF le temps que celui-ci "arrange" ses affaires avec le groupe qu'il dirigeait. Précipitation, affairisme, copinage, mépris, sont les termes qui caractérisent une telle opération. Résultat ? Une affligeante démonstration de non-sens et de contre-vérités de la part des plus hauts responsables politiques de notre pays. Encore une erreur, mais elles sont tellement nombreuses depuis quelques temps, et on a du mal à le croire et à bien les comprendre. Est-ce une stratégie, celle de la confusion, du mélange, de l'arrogance et du culot ?


--------------------------------------------------------------

Voici les différents thèmes dans lesquels vous trouverez directement les sujets qui vous intéressent :

Travail et Social
Art et Culture
Politique et Société
Aymeric Werth personnellement

Ou bien découvrez les articles en déroulant le blog ci-dessous. Bonne lecture !
(Les dates indiquées au-dessus des thèmes sont celles des dernières modifications et non celles où les articles ont été rédigés)

lundi 1 février 2010

Politique et Société

Couleur sang
Il y a des évènements si graves, sur la plan humain et politique, qu'ils arrivent à se glisser dans la masse d'informations mondiales comme si tout pouvait être considéré sans importance. Plus c'est laid, horrible et monstrueux, mieux ça passe ! Le meurtre officiel (exécution) de Akmal Shaikh par les autorités chinoises est de ces drames qui donnent à un pays une couleur sang dont on ne peut s'empêcher de croire qu'il se nourrit avec. Le supplicié possédait la nationalité britannique mais ce point n'a pas pesé contre la décision de l'exécuter. De quel droit un pays peut condamner à mort un ressortissant étranger et l'exécuter ? Ce que peut reprocher un État à quiconque, sur son sol, trouve ses limites dans cette façon de s'approprier une personne, d'en faire sa chose et d'en disposer à sa guise. La Chine aurait gagné à extrader ce malheureux pour qu'il puisse purger une peine de prison chez lui et peut-être même bénéficier d'un jugement plus juste. Comment peut-on infliger à quelqu'un ce qu'on lui reproche d'avoir fait à un autre ? D'autant, qu'ici, il ne s'agissait pas de meurtre mais de trafic de drogue.
Akmal Shaikh n'avait tué personne. Mais, même dans ce cas, la question reste la même : comment peut-on infliger à quelqu'un ce qu'on lui reproche d'avoir fait à un autre ? Cette question ne tourmente pas les pays qui "pratiquent" la peine de mort, comme aux USA, et garder pendant des années de futurs suppliciés dans les couloirs de la mort, avant leur exécution, montre à quel point ce pays, comme la Chine, ne possède aucune introspection sur lui-même. Tuer pour tuer. Et après ? Tuer encore. Et toujours. Aux USA les partisans de la peine de mort et les responsables politiques vont à l'église. Et en Chine, où vont-ils ?

Un couple démoniaque
Finalement, on peut se poser la question de savoir si argent et business font bon ménage. Curieusement, l'argent semble de plus en plus "corrompre" le business, non par le seul biais moral (l'argent peut corrompre toutes personnes et dans n'importe quel type d'activité) mais par l'efficacité qui en ressort. Ou plutôt l'inefficacité produite par ce couple démoniaque argent/business. Et si c'était le contraire ? N'est-ce pas plutôt le business qui corrompt l'argent ? Regardons les crises financières passées, récentes et actuelles : subprimes et immobilier, fonds d'investissements, banques, pétrole etc.. L'ensemble des "outils" financiers imaginés pour créer plus de business (hedge funds, LBO..) ne favorise pas la transparence (c'est le moins qu'on puisse dire) et, par dessus le "marché", les Etats, eux aussi, s'engouffrent dans la valse des dispositifs fiscaux pour favoriser les investissements sous tel ou tel aspect. Faire d'un tiroir une multitude d'autres petits tiroirs est amusant, certes, mais quand plus personne ne sait plus ce qu'il fait et que, globalement, le tout commence à se casser la figure, c'est bien le gros tiroir qui "saute" (et pas uniquement, comme l'imagine les théoriciens, un ou deux petits tiroirs) et avec lui des milliers de victimes directes et indirectes. Le business serait donc le fossoyeur de l'argent si "affaires" devait rimer avec "défaire" puisqu'en y regardant de près il semble bien que les valeurs créées se construisent de plus en plus sur des mirages, du sable en fait, et ce qui se passe actuellement du côté de Dubaï peut se révéler comme la prochaine catastrophe (avec les LBO ?). Et qui retrouverions nous là-bas ? Devinez.. (les mêmes spéculateurs, fonds, banques, BTP etc..). Décidément, le world business commence sérieusement à nous faire peur.

Ambition vs Opportunisme

Dans les affaires, l'interférence entre politique et business n'est souhaitable que lorsqu'il y a une bonne compréhension des enjeux de chaque côté et une conception large, au profit de la population, de l'action à mener. Mais dès que cette conception et cette compréhension se trouvent loin derrière le seul jeu politique, alors la méfiance est de mise, logiquement, et les reproches fusent pour ne mettre en avant que l'affairisme et l'ambition. Il y a des moments opportuns à se placer dans la conquête d'un poste ou d'une fonction, à partir de l'instant où ses intentions et ses réalisations sont des éléments concrets du succès éventuel qu'on souhaite obtenir, non pour soi, mais pour cet intérêt général digne de la politique. Le fils du président de la république, dans son intention de devenir lui aussi président, mais d'un organisme de gestion (celui de la Défense, important quartier d'affaires de l'ouest parisien), n'a peut-être pas saisi que le moment opportun n'était pas celui pendant lequel son père est l'homme le plus puissant de France (au moins politiquement) car rajouter à cette puissance celle d'un autre pouvoir ne peut pas être assimilé à une vocation mais, précisément, à de l'ambition fortement marquée d'opportunisme. Je trouve étonnant que père et fils s'étonnent de cet aspect, des reproches et de la méfiance qui entourent la volonté de devenir un puissant président d'un non moins puissant quartier d'affaires alors même que le pouvoir est suffisamment concentré entre les mains du président de la république. Il faut de la finesse, de la modestie aussi, pour bien se profiler et agir au bon moment. Il semble que cet angle de vue échappe à la famille en question et c'est vraiment dommage qu'il faille le lui rappeler, si souvent.

Vote populaire
Le vote populaire initié par les opposants à la réforme de la Poste montre que la mobilisation est possible dans la population. Cette mobilisation qui tend à faire défaut sur beaucoup d'autres sujets est la preuve qu'il peut être possible de sensibiliser les citoyens dès lors que le discours porté par les initiateurs est clair et facile à comprendre. Ce qui signifie, a contrario, que celui du gouvernement ne l'est pas du tout. En effet, cette réforme est présentée comme quelque chose d'indispensable pour moderniser la Poste mais sans pour autant démontrer en quoi cette modernisation serait introduite par ladite réforme. Et, surtout, sans enlever la crainte d'une privatisation qui sonne dans beaucoup d'esprits comme l'annonce de suppression d'emplois et de nouvelles contraintes. Pourtant, avec France Telecom, le sujet est terriblement actuel quant aux risques humains liés à une "modernisation" accélérée des méthodes de travail et de la rentabilité qui doit en découler. Là encore nous avons, dans la façon de communiquer, des erreurs assez étonnantes de la part d'hommes et de femmes politiques et il serait souhaitable que toute réforme fasse au préalable l'objet d'une grande discussion avec, comme point culminant, un référendum populaire, surtout quand il s'agit d'un service public qui se trouve au coeur même de la vie tant des citoyens que des entreprises, petites et grandes.

Combat des sexes
Nous assistons en France à un combat des sexes, politiquement parlant. D'un côté nous avons deux hommes, un président de la république et un ancien premier ministre, et de l'autre, deux femmes, une présidente de parti et une présidente de région qui se battent en public pour tenter de neutraliser un adversaire. Pour une fois que femmes et hommes ne se disputent pas entre eux, mais que deux femmes et deux hommes se mettent à se taper dessus mutuellement, montre que la compétition a gagné en parité. Nous vivons des heures historiques, n'en doutons pas, et notre pays peut être fier de montrer au monde entier que l'égalité entre hommes et femmes est devenue en France une réalité moderne. Mais il y a quand même un petit regret à avoir : chaque "lutteur/lutteuse" est membre de la même famille que son concurrent ce qui rend la modernité assez limitée en l'espèce. La famille reste donc le terrain idéal des haines et des rancœurs et ce point est tellement vrai qu'il peut faire fuir tous les candidats à la fondation d'une tribu. D'où la création de multiples cellules libres, de communautés autonomes, concrètes ou virtuelles et hors hiérarchie (pacs, réseaux sociaux, dont Internet est devenu l'outil quasi universel d'échanges et de rencontres). Woodstock n'était donc ni mort ni enterré !

Jeu de massacre
Aujourd'hui, le procès des faux vrais listings d'une banque luxembourgeoise s'ouvre à Paris, en même temps que celui de Renault pour vrai faux accident. Quel rapport entre ces deux événements ? Tout simplement vouloir gagner, en prenant des initiatives risquées, ou pire, faire perdre l'autre en manipulant des personnes consentantes. Voilà en fait le point le plus remarquable : tout le monde marche dans des combines, les victimes supposées et les tricheurs désignés. Puis, comme l'argent et le pouvoir se mêlent de tout, alors les rancœurs, les haines et les vengeances viennent faire tout capoter, et les victimes, avec les tricheurs, se retrouvent dans un scénario où il semble impossible de faire la différence entre eux. La Justice doit faire le tri, qu'elle soit officielle ou émanant d'un organe privé et il serait bien que les juges disent à ce beau monde : Stop ! Nous ne jouons pas avec vous, nous vous renvoyons dos à dos, et cessez vos bêtises. L'actuel président de la république française n'a-t-il pas écrit dans un livre, qu'entre lui et un ancien premier ministre qu'il poursuit devant les tribunaux, qu'il s'agissait d'un jeu ? Un jeu d'une tristesse affligeante. Tout comme celui de la F1. Prendre de vitesse un concurrent peut tourner à l'accident, mais pas toujours celui imaginé, pour les uns comme pour les autres.

Silence, on manœuvre !
Que se passe-t-il en France ? Depuis l'arrivée du nouveau président à l'Elysée, nous avons une série de coïncidences étranges sur différents sujets qui laisse assez interrogateur : la promotion d'un nouveau CD de Mme la première Dame par des ministres après un conseil, suppression de la publicité sur les chaînes publiques de télévision alors que le patron du 1er programme privé est lié sur un plan personnel avec le président, intervention publique et surréaliste d'un procureur contre un ancien premier ministre avant même l'ouverture du procès dans une affaire de faux listings, diverses modifications statutaires de banques ou d'organismes financiers et placement immédiat dans celles-ci de collaborateurs ou de ministres du même président, cumul de voyages officiels et de voyages privés en utilisant les moyens de l'Etat, puis maintenant cette inquiétante histoire d'une secte actuellement objet d'une procédure, laquelle procédure se trouve subitement annulée suite à une modification d'une loi par des députés alors même que le président avait reçu officiellement (quand il était ministre des finances) le représentant le plus médiatique de cette secte etc.. Tout ceci donne une impression de "magouilles" mais pourtant les français semblent ne pas s'inquiéter de ces interférences. Peut-être ont-ils raison. A se demander si ce n'est pas ce dernier point le plus inquiétant, non ?

Sectes et politique
L’actuel président de la république en France n’a jamais vraiment communiqué sur les raisons profondes de sa réception officielle au ministère des finances de M. Cruise, acteur et membre actif de « l’église » de scientologie (on se souvient tous de la vedette mise à disposition pour que la star puisse arriver ou repartir en toute sécurité sur la Seine). Mais peut-être que cette visite n’avait aucun but précis en dehors, pour le ministre des finances de l’époque, de montrer son admiration à l’acteur. Aujourd’hui, nous aurions une piste. Au président de nous informer sérieusement sur cette étrange coïncidence. Mais tout ceci n’est que secondaire, car les problèmes du pays s’aggravent, scientologie ou pas.

Petits propos entre bons amis

Le fait de faire de petites blagues à destination d’un groupe de personnes ciblé, comme l’a fait l’actuel ministre de l’intérieur nous rappelle que ce genre de propos, même (et surtout !) tenus à titre privé et sur un mode « amusant » n’est pas une chose anodine. S’agissait-il pour le ministre de faire passer un message ? En tout cas celui-ci est bien (mal) passé et il faut se garder d’aborder ce genre de thème au risque, bien compréhensible, de se voir taxer de ce qu’on ne souhaite pas être traité. Ceci dans la vie publique, privée et dans l’entreprise. Mais, encore une fois, ne s’agissait-il pas d’un « message » destiné à un certain électorat ?

mardi 5 janvier 2010

Travail et Social

Rire, à en pleurer ?
Il y a des situations qui conduisent à éclater de rire, tant elles sont grotesques. C'est le cas de toutes ces manipulations à caractère financier, et plus ou moins stratégique, qu'opèrent les grands de ce monde : du pétrole irakien, avec Messieurs Bush Jr et Cheney, à M. Madoff (ancien patron du Nasdaq) en passant par la SG et Lehman brothers (et avec elle près de 40 autres banques américaines en faillite complète en 2009, contre 3 en 2007) on constate que non seulement l'argent rend fou mais, en plus, il nous fait tomber en totale hilarité. Sauf qu'ici il ne s'agit pas de thérapie et les morts (bien mort pour certains, comme en Irak, ou professionnellement comme tous ces gens qui ont perdu leur job ou leurs économies) sont là pour nous rappeler que ce rire nerveux est d'une tristesse affligeante. Par contre, il y a des rires heureux, salvateurs, que nous procurent de vrais et gentils clowns, et à l'intérieur même de l'entreprise, dans le cadre d'interventions et de formation (dont le management) : c'est le cas de Nathalie Normand et sa ClowNATHtitude*. D'ailleurs, quelle jolie appellation ! La clown-attitude pour donner un éclairage intelligent, un regard certainement plein d'acuité, sur notre manière de se comporter et d'agir envers les autres et envers soi. Je serais assez tenté de déclarer ces interventions d'utilité publique. Mais la concurrence est rude, avec tous ces autres clowns qui jouent le rôle de maîtres du monde. Certains sont en prison, d'autres bientôt, et les autres sont en sursis (attentats, destitution, échecs électoraux etc.). Vive la clowNATHtitude, la vraie, celle qui nous fait rire franchement et sans complexe !


Sur le web, sortez couvert !

Le web est une toile qui relie les idées et les personnes, souvent sans que cela ne se sache même si les "victimes" sont consentantes. Se montrer sur internet n'est pas un acte anodin et en guise de visibilité se met en place une sorte de voyeurisme dont on ne peut pas se plaindre. Il faut savoir ce que l'on ne veut pas et s'exposer publiquement (et mondialement) n'est pas sans risque. Mais ce voyeurisme a aussi son côté positif si la démarche de celui ou celle qui vous regarde en découvrant votre profil (blog, messages, forums, photos, CV en ligne etc.) le fait dans un esprit de discrétion et de respect. Dans ce cas, du voyeurisme on passe à la prise de connaissance d'informations que vous mettez à disposition, charge pour la personne qui les lit d'analyser objectivement ce que vous "racontez". D'où la nécessité de faire attention aux contenus que vous mettez en ligne, car si vous optez pour une forme volontairement décalée et provocatrice sur un site, puis, sur un autre site, pour une forme plutôt sérieuse et professionnelle, il faut savoir, puisque tout se recoupe, que votre "image" sera concrètement multiforme ce qui peut en brouiller la lecture et rendre le tout un peu "spécial". Les entreprises sont nombreuses à chercher des données publiques sur vous, et récolter ces informations vous met en situation de transparence. La mise à nu n'est pas très loin dans ces conditions, alors c'est à vous de vous.. protéger !

Nouveaux comportements
Lorsqu’une entreprise recrute, les candidats présélectionnés sont très souvent invités à se déplacer au siège ce qui implique certains déplacements longs et coûteux. Sur cet aspect, il semblerait beaucoup plus rationnel que l’entreprise se déplace elle-même, en envoyant son RH ou un autre collaborateur concerné par le recrutement, afin d’éviter des voyages de présentation purement formelle aux personnes dont le profil n’est, dans ce cas, qu’une piste plus ou moins intéressante. Ensuite, lors d’une seconde sélection, faire venir 2 ou 3 candidats à la Direction Générale, semble effectivement mieux adapté. Nous devons apprendre à mieux gérer notre façon d’approcher les individus, futurs employés ou clients, mais aussi les citoyens, en développant une empathie et une économie de moyens respectueuses des personnes. L’image qu’une entreprise donne d’elle, comme celle d’un élu, ou encore celle d’un manager, est la "marque", la "référence" qui apportera ce " plus" dans la relation à l’autre, cette relation faite de modestie, de respect et d’efficacité. Nous sommes arrivés depuis quelques temps dans un environnement social qui tend à reformuler les relations entre les acteurs de la vie dans l’entreprise mais aussi dans la vie quotidienne. Se présenter comme le détenteur d’un pouvoir, montrer ostensiblement celui-ci, vouloir en imposer et impressionner n’est plus, justement, quelque chose d’impressionnant et cela peut même tourner au ridicule et donner une image de soi très désagréable, en privé, dans les affaires ou en politique. Nous nous situons dans une période, durable, d’équilibre et de décence dans nos relations avec « les autres » et ne pas le comprendre ne pourra que porter tort à celui qui ne sait pas s’adapter à cette nouvelle donne.

Travail et suicides
Pour France Telecom, les suicides dans l’entreprise posent un dramatique problème entre cohésion et efficacité. Rendre plus efficace le travail ne peut pas se faire uniquement par des mesures générales applicables au plus grand nombre sans « penser » ce que font les gens, leurs cultures et leurs sensibilités. Confronter les salariés à un concept de rentabilité ne peut se faire qu’à partir du moment où la compréhension même dudit concept est parfaitement assimilé. Pour bien comprendre dans quels buts (tant au profit de l’entreprise que pour le salarié), avec quels outils (techniques et technologiques, formations), et quelles perspectives individuelles (en terme de promotion essentiellement). Si le manque de visibilité sur l’un de ces points vient à s’accentuer, on peut craindre que l’ensemble ne se trouble concrètement pour aboutir à une démotivation ou, pire, une démission (dans le sens de l’abandon de sa propre identité). Il semble urgent d’introduire dans la gestion des postes un contenu directement lié à ces trois notions d’où un travail d’éclaircissement et d’accompagnement de fond. Sans cette volonté, le risque d’accidents ne pourrait pas se réduire facilement. Il faut donc agir très rapidement.

Former mais ne pas déformer

En formant, dans mes activités professionnelles, de nombreuses personnes pour différents métiers, je retire comme expérience un point qui me semble essentiel : former n'est pas formater et encore moins déformer. Faire apprendre à quelqu'un une technique, une approche, une méthode c'est avant tout donner des clés, des outils, pour permettre une évolution, une progression, une efficacité personnelles, des outils que chacun devra s'approprier selon sa sensibilité et son intelligence. Dès lors qu'il y a une bonne compréhension de l'utilité commune à tous de procéder avec une même base pour éviter des dérapages ou des interprétations erronées dans l'application concrète d'une fonction, vient ensuite sa manière propre de donner à cette base, ces "pré-requis" ou "fondamentaux" une personnalité qui fera ressortir pleinement et avec brio le charisme de tout individu. Donner sa personnalité ne veut pas dire "personnaliser" dans le sens, encore une fois, de déformer les choses. Ceci est un aspect sur lequel il faut être vigilant car dès qu'une personne rentre en possession de nouvelles "compétences" la tentation est grande d'en faire une affaire personnelle, un "faire-valoir" qui rendra opaque la démarche professionnelle. Ceci vaut autant dans les fonctions commerciales, managériales, intellectuelles, politiques ou syndicales..

samedi 17 octobre 2009

Art et Culture

La politique n'est pas un Art
La nomination d'un artiste et romancier à la tête du ministère de la culture en France a provoqué de multiples réactions, non parce qu'il s'agit d'une personne directement en prise avec la thématique culturelle (ce qui, a priori, ne doit pas être une mauvaise chose) mais plutôt sur son style de vie, ses goûts et ses écrits relatant certaines aventures amoureuses. Nous sommes ici devant un problème de choix de vie concernant cet homme devenu ministre et vouloir quitter la sphère intellectuelle et romanesque pour débarquer dans le monde politique, qui est d'une très dure réalité, comporte des risques évidents. D'autant que le choix présidentiel est souvent emprunt d'un goût de la provocation et être maître dans l'art de brouiller les pistes entre la Gauche et la Droite, entre discours et réalités emmène aussi les individus sélectionnés sur un terrain glissant dont il peuvent faire les frais personnellement. La culture française n'avait pas besoin de ce nouvel épisode d'une "drôle" de gouvernance qui donne l'impression que les hommes et les femmes servent plus à alimenter de nouvelles polémiques qu'à fournir un contenu digne de la fonction.

Artistes planétaires
Cézanne, Picasso, Renoir, des maîtres dont le travail n’a cessé d’évoluer, de filiations en ruptures, pour parvenir à construire une légende, leur propre légende, souvent dans l’incompréhension du regard des autres. Se donner une vie à s’acharner pour ensuite devenir, dans la vie, et pour des siècles, des artistes planétaires laissant, non pas derrière eux mais devant eux, la création comme pure activité humaine. Peindre, composer, écrire, sculpter, chanter, construire, voilà ce qui fait de l’homme, dans son art, un individu à part. Je ne peux m’empêcher de penser à ceux d’entre eux dont l’activité est tout le contraire de l’art d’être un homme (politique, argent, pouvoir, guerre, trafics, corruption, meurtres). D’Aix-en-Provence à Paris, nous pouvons voir, dans de belles mises en scène, des œuvres issues directement de la création, du travail, de la pensée d’artistes qui rendent ainsi hommage à l’humanité. En retour nous le leur rendons, cet hommage, puisque ces hommes ont été et seront toujours des individus parmi nous, des artistes et des créateurs, à notre image.

Fraudes et musique

Des groupes anglais se sont positionnés clairement sur l’accès libre sur internet à leurs chansons et ils en profitent bien. En effet, le fait pour de nombreux « téléchargeurs » d’accéder sans crainte à certaines œuvres permet à ces derniers de considérer les artistes sous un autre angle et ils achètent ensuite et bien volontiers leurs CD. Donc, il semble que la vérité ne soit pas si tranchée en matière de protection des droits des artistes. Et qu’une loi ne pourrait pas non plus si facilement régler cette question. Trop de précipitation du côté du législateur et des « majors » ?

lundi 14 septembre 2009

Aymeric Werth personnellement

Aymeric et Henry
Sur la toile je mets mes deux prénoms accolés : Aymeric-Henry. Mais Aymeric, seul, me va aussi. D'ailleurs, je souhaite faire une mise au point sur le lien "Aymeric Werth" dans le "Bulletin officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes". J'avais il y a quelques années initié une action anti-concurrentielle contre l'exploitant de la foire-exposition de Strasbourg dans le cadre d'un salon d'art contemporain. Ma requête consistait à faire constater un abus de la part de cette société d'économie mixte quant à l'accès aux halls d'exposition et le caractère monopolistique s'y rattachant avec des pratiques tarifaires non confrontées à la concurrence. Bref, le pot de terre contre le pot de fer.. Mais dans ce document vous pouvez lire une contre-vérité me concernant personnellement relative à la condamnation du gérant d'une entreprise, dont j'étais actionnaire, qui interdisait à ce dernier d'exercer toute responsabilité, pendant 7 ans, dans toute entreprise commerciale. Ce jugement, certes, date de mars 97, mais ce que ne dit pas ledit document, c'est que cette condamnation qui me touchait aussi, en tant que "gérant de fait", n'a jamais été confirmée, puisque la Cour d'Appel de Colmar a entièrement infirmé cette décision, pour moi-même, et n'a pas retenu mon statut de "gérant de fait" dans cette entreprise. Donc voilà, d'un côté une information incomplète circule sans contrepartie, et de l'autre il faut rétablir ce qui est la juste vérité. Tout ceci pour dire que lire des informations sur internet ne suffit pas pour ce faire une "religion", et qu'il faut le plus souvent approfondir les sources, aller chercher d'autres éléments, mettre en perspective ce flux de "nouvelles" pour établir un canevas cohérent qui apportera un contenu plus précis et surtout, plus honnête. Ainsi l'internaute doit se transformer en enquêteur objectif et consciencieux et ne pas se contenter d'absorber de manière primaire toutes ces infos qui circulent sur le net. Ceci vaut pour tous les sujets diffusés partout et sur tous les thèmes et ma petite expérience sur cette question me sert à être vigilant et prudent. Un effort qu'impose la toile du fait même de la masse de "news" qui tombe chaque seconde sur votre écran !

aywerth, comme Rita ?
aywerth peut se confondre avec Hayworth.. Non, ceci n'est pas un souhait de ma part ni un rêve et encore moins une obsession, car je suis bien Aymeric Werth ou Aymeric-henry Werth (Aymeric tout court marche aussi très bien et Aymeric-Henry fait un peu plus "chic" mais bon, il ne faut pas pousser quand même), mais c'est vrai que ce raccourci "aywerth" est amusant surtout si j'y mets l'accent anglais.. Vous voyez, n'est-ce pas ? Que Madame feue Rita Hayworth me pardonne mais la confusion n'est que phonétique ; je n'ai aucune prétention à jouer les grandes dames, au cinéma comme dans la vie de tous les jours !

Un blog qui reprend vie
Ce blog reprend vie sous une forme et un contenu plus personnel. Mes différents points de vue seront mis en avant sur un ensemble de sujets aussi divers que la culture, l'art, la politique, l'économie, le travail, les loisirs.. Bien sûr, je sais bien que sur la toile nous sommes nombreux à nous exprimer sur ces thèmes et la façon de les aborder fait la différence. A moi, donc, d'attirer votre attention.. !